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Posté le 31 décembre 2007 | Categorie: Bref
“L’intelligence, c’est la faculté d’adaptation.”
Andre Gide
“L’intelligence, c’est la faculté d’adaptation.”
Andre Gide
En cette fin d’année 2007, les évaluations de fin d’années battent leur plein. Différentes techniques d’évaluation annuelles sont utilisées. Certaines font appels à tous les collègues avec qui vous avez interagit dans l’entreprise, d’autres se basent sur vos résultats. Des chiffres de ventes, le nombre de machines installées dans l’année, les performances des équipes dont vous avez la charge. Toutes ces métriques paraissent bien exactes et on peut penser ne pas pouvoir faire quoi que ce soit. Apres tout, l’année est écoulée, vous n’allez pas revenir en arrière et changer ce que vous avez fait ou non.
C’est faux. Lors de votre évaluation avec votre manager (Si vous n’en avez pas, demissionez !), que celle-ci dure 20 minutes ou 2 heures, vous avez encore une grande marge de manœuvre :
1.
2. Faire une liste de vos projets dans l’année – Dans la même optique que le point précèdent, j’enrichie tout le long de l’année un fichier Excel dans lequel j’archive mes projets et « major achievements ». Juste avant mon évaluation, j’imprime cette liste, et m’assure que chacun de ces points sont évoqués. Je construis le fichier dans l’optique de l’évaluation de fin d’année, j’y inclue donc tout ce qui a vraiment rendu service à mon entreprise. Cela comprend également ces quelques petits projets qui si ils ne constituent pas une charge de travail démesurée, ont permis d’améliorer la productivité de tout le groupe.
3. Discutez - Acceptez vos erreurs, et montrez que vous allez changer – L’évaluation c’est avant tout votre manager qui vous donne son opinion sur votre travail. Il est intellectuellement* obligé de vous donner quelques mauvais points, que vous pourrez prendre comme vos objectifs de l’année en terme de méthodes de travail (À distinguer de vos objectifs en terme de projet, taches, etc). Accepter franchement les critiques quand elles vous semblent justifier, argumenter si vous n’êtes pas d’accord. L’évaluation est une discussion ouvertes et il n’y a pas de raison que votre manager ne vous écoute pas et ne puisse pas changer d’opinion. Prenez du recul, analysez la critique, et donner un feedback neutre et intelligent autant que possible.
4. Evaluation comme définition de vos objectifs – Un de mes collègues au travail est très performant. Tout le monde l’apprécie beaucoup, il est intelligent, rapide, etc. L’année dernière, il lui a été reproché d’être trop souvent en retard le matin, et de ne pas rentrer les problèmes sur lesquels il travail dans le système de reporting. A part ces deux points, tout était parfait. Malheureusement pour lui, au court de cette année, il n’a pas réussi à améliorer ces deux points. Cela lui a été lourdement rappelé, et au lieu d’être classe dans la catégorie « Exceed Expectations », il a été classé en « Meet Exeptations ». Il n’a pas su, au cours de l’année, utiliser le feedback de son évaluation à sa juste valeur. Les évaluations sont une rare occasion de savoir ce qui ne va pas dans votre comportement (Ceci incluant bien sur des points dont vous n’avez même pas conscience), ce qui pourrait être amélioré. Utilisez ce feedback à sa juste valeur, et tout en préservant votre niveau de performance, travaillez à améliorer ces points. Gardez bien en tête ce que vous avez amélioré et rappelez le à votre manager lors de votre évaluation l’année suivante. C’est là que vous marquez des points…
5. Parlez de ce qui ne va pas (Et de ce qui va bien, cas échéant) – Si votre manager fait bien son boulot, vous avez régulièrement des réunions « one-to-one » au cours desquelles vous avez l’occasion de vider votre sac. Ce qui ne va pas, ce qui va bien, ce que vous aimez dans votre boulot, vos ambitions dans l’entreprise sont autant de points à aborder également durant votre évaluation de fin d’année. Puisqu’il est l’heure d’évaluer l’année qui vient de s’écouler, pourquoi ne pas utiliser ce qui s’y est passé pour justifier que vous souhaitez évoluer dans l’entreprise dans une direction ou dans une autre ?
6. Votre manager n’est pas un deuxième papa (ou maman) – Vous rentrez dans le bureau de votre chef, vous vous asseyez à son signal, vous écoutez ce qu’il a à vous dire, vous acquiescez, vous buvez ses paroles. Vous êtes dans une très forte position de manager à managé. Il (elle) parle, et vous écoutez. Votre interaction se limite à ça, et c’est une erreur. Autant que vous le pouvez, mettez vous au niveau de votre manager. Montrez lui que vous comprenez les enjeux de son poste et de toute l’équipe. Prenez un peu de recul sur cette dernière. Donnez lui votre avis sur son équipe. En sommes, votre manager n’est pas forcement plus intelligent que vous: vous avez également des points de vues sur les sujets qui le concernent, et vous êtes prêt à les partager avec lui, à confronter votre vision contre celle de votre manager. Soyez la personne dans son équipe qui comprend ce que sont ses challenges. Devenez son confident, l’autre personne dans l’équipe qui comprend ce qui s’y passe. On pourrait s’étendre sur la relation mentor / disciple et comment l’utiliser à notre avantage - Peut-être une idée d’article prochain pour LeBlogDePlus.com ?
7. Les faits, rien que les faits – Justifiez tout ce que vous dites. Ne vous laissez pas envahir par votre envie de montrer que vous étés vraiment très fort. Si vous l’êtes, utilisez des faits tangibles que votre manager ne pourra pas réfuter. Vous seriez bien ridicule si votre manager détruit ce que vous lui dites.
Et le meilleur conseil de tous, soyez honnêtes, intelligents et prenez du recul !
*Il ne peut tout simplement pas vous affirmer que tout va pour le mieux. Si c’était le cas, vous seriez a sa place !
La manière dont vous marchez ou vous tenez assis, vos gestes, votre posture en disent long sur votre personnage. Ce que vous projetez avant même que vous n’ouvriez la bouche empreint tout ce que vous allez dire. Une attitude confidente et vous serez écouté avec plus d’attention. Les épaules basses et l’air terne, et votre ou vos interlocuteur(s) prendront tout avec des pincettes.
Comme on a pu l’évoquer dans le cadre de la PNL, vos gestes et mouvements sont stratégiques et peuvent faire basculer une conversation en votre faveur.
Leur importance est telle que des livres entiers ont été écris sur le sujet. Je vais faire plus court ici et aborder quelques uns des points qui me semblent les plus intéressant. Relativement faciles à implémenter et à adopter de manière définitive et automatique, ils vous rendront sûrement service à un moment ou à un autre, et vous donneront plus confiance en vous. Votre argument coulera plus facilement, et un cercle vertueux s’installera.
Nul besoin de s’essayer à toutes ces techniques en mêmes temps. Choisissez en une qui vous parait simple, concentrez-vous dessus pendant quelques jours, et quand vous vous sentez confortable et naturel, ajoutez en une autre. Il y a de grande chances que vous n’ayez même pas besoin de vous forcer à adopter les quelques dernières : Si c’est votre attitude qui change naturellement, alors tout coulera de source.
Attention, si vous jouez trop la comédie, votre interlocuteur le sentira, et en plus vous passerez trop de temps à penser aux positionnements de vos mains plutôt qu’à votre argumentaire. Prenez le temps de vous adapter à cette nouvelle attitude.
Dans cette série d’articles, nous explorons un certain nombre de points qui vous serviront à vous affuter, en tant que manager ou en tant que simple employé. Nous aborderons 10 sujets différents:
Manager des gens, ce n’est pas uniquement s’assurer que le travail est fait. Pour être un vrai leader, il faut parfois aller plus loin que sa fonction.
10.1 Leader par l’exemple. Vous pouvez parler autant que vous voulez à votre équipe, mais le meilleur moyen de les convaincre est de les laisser suivre votre exemple. Un leader est un personnage que l’on admire pour ce qu’il fait ou sait faire. Montrer leur !
10.2 Mettez les mains dans le cambouis. Montrez à vos employés que vous n’êtes pas au-dessus des taches pénibles. Montrez-leur que quand nécessaire, vous faites vous mêmes certaines choses dont vous pourriez vous protéger du fait de votre position de manager. Descendez de votre tour, et aller au contact.
10.3 Créez une différence pour vos employés. Ne soyez pas simplement un manager comme tous les autres. Agissez comme un modèle pour vos employés. Faites en sorte qu’ils vos admirent, et mimiquent ce que vous faites.
10.4 Gagnez leur confiance et leur respect. Il sera bien plus simple de diriger votre équipe si vos décisions sont prises avec respect.
10.5 Soyez ouverts aux problèmes personnels. Les problèmes personnels de vos employés sont inévitables, et ont un impact direct sur la qualité de leur travail. En prenant bien soin de ne pas envahir leur vie privée, montrez que vous vous souciez d’eux, et cas échéant proposez votre aide ou une plus grande flexibilité dans les horaires afin de les aider.
10.6 Soyez uniques. N’essayez pas d’imiter d’autres managers. Votre position est différente de n’importe quelle autre, et en cela il vous faut vous exprimer vous-mêmes plutôt que d’essayer de rentrer dans des schémas de management près-établis.
10.7 Etique. Soyez honnête, constant dans vos relations au travail comme dans vos relations personnelles. Sur le long terme, gagner la confiance des gens qui vous entourent vous fera vous sentir en confiance vous-mêmes, et vous aurez plus de facilités à interagir avec eux.
10.8 Ecoutez. Soyez attentifs aux sources d’inspiration qui vous entourent. Elles peuvent venir de votre équipe. Ecoutez, accordez de l’importance à ce que vous disent les gens qui sont sur le terrain. Si une idée est bonne, que vous la sélectionné, alors prenez bien garde à ce que les lauriers tombent sur la bonne personne. Ne prenez pas toute l’exposition sur un projet qui se déroule bien ou sur une solution à un problème de l’entreprise.
10.9 Connaissez vos employés. N’apprenez pas juste leurs noms, renseignez vous sur leur background familiale, ce qu’ils aiment et n’aiment pas. Sans pour autant violer leur cercle privé, soyez au fait de l’environnement dans lequel vos employés évoluent quand ils ne sont pas au travail.
10.10 Soyez patient, constant. Il faut des années pour être vu comme un leader, il ne suffit que d’une mauvaise action pour tout perdre. Soyez constant dans votre attitude. Agissez en accord avec votre éthique, et non pas parce que vous voulez devenir leader. Sur le long terme, les autres sentiront invariablement que vous n’êtes pas vous-mêmes si vous ne faites que jouez le rôle du leader.
“Le management est le plus vieux des métiers et la plus récente des professions.”
Lawrence Lowell