Productivité, développement personnel et autres sujets très intéressants

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Poker: Money Management
Posté le 05 mai 2008 | Categorie: Article

blue_money.jpgMesurer ses gains de joueur de poker est un sujet qui a déjà été abordé sur leblogdeplus.com. J’y expliquais alors comment en utilisant un outil tel Poker Prospector, on pouvait suivre son activité en poker en ligne, ses gains, ses pertes, et au final améliorer son jeu.

A un niveau plus macroscopique, garder la trace des jeux auxquels vous participez vous aidera à affiner votre niveau.

 

 

J’utilise pour ma part une spreadsheet très simple dont les colonnes ressemblent à ceci (Exemples fictifs!):

poker_spreadsheet.jpg

Envoyez moi un email a niko[at]leblogdeplus.com si vous souhaitez que je vous envoie la template de cette spreadsheet !

Les colonnes sont aisées à comprendre. Il est important de savoir combien de temps on a joué et de quel montant étaient les blinds, surtout pour les cash-games. En effet, cela nous permet de calculer la colonne « BB/HR ». En d’autres termes, le nombre de Big Bling gagnées par Heure. Il s’agit d’un indicateur particulièrement pertinent de votre qualité de jeu qui tient compte de la valeur en jeu et de la durée pendant laquelle vous êtes assis à la table.

Une fois accumulée une certaine quantité de donnée, vous serez capable :

  1. D’en déduire quel type de jeu vous réussit le plus (votre comfort-zone) : Cash-game, tournois, short-handed (~5-6 joueurs), à tel ou tel endroit, pour tel ou tel montant, etc.
  2. De comprendre ce qui ne va pas dans votre jeu (votre weak-zone). Par exemple, si vous êtes bien meilleur performeur lorsque la table comprend 9 ou 10 joueurs, vous pourrez vous atteler à comprendre ce qui ne va pas avec votre jeu contre 5 joueurs. Ainsi, vous progresserez dans des types de jeux pour lesquels vous n’êtes pas prédisposé.
  3. De relativiser vos pertes et gains sur une plus longue durée. Le poker n’est pas l’affaire d’une seule soirée, d’une seule semaine ou même d’une seule année

Une autre règle qui me semble particulièrement pertinente pour qui souhaite gérer son argent (Poker Bankroll, votre « porte-monnaie » dédié au poker) sur le long terme : Il est souvent conseillé, en No Limit, de ne jouer que sur des tables dont le buy-in maximum est au moins 20 fois mois que votre bankroll. Par exemple, si votre bankroll est de $6000, vous êtes censé jouer sur des tables de $300 de buy-in maximum. Ainsi, vous ne jouerez pas tous vos œufs en une soirée et du même coup injecterez une dose de gestion intelligente de votre argent qui vous permettra d’aller plus loin.

La progression au poker est lente. Faire la chasse à l’argent que vous avez perdu ne vous amènera à rien. Par contre, ne pas perdre de vue les niveaux auxquels vous pouvez jouer ainsi que votre comfort-zone, vous permettra de rester sur les tables plus longtemps. N’hésitez pas à descendre de limite si vous avez trop perdu à la limite supérieure.

Ces conseils ne concernent que les joueurs appliqués qui souhaitent parfaire leur jeu et construire un petit pactole via le poker. Pour tous les joueurs qui vont en casinos pour s’amuser et bruler leur argent, surtout, ne changez rien, et rendez-vous autour de la table !

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Poker: Money Management
Posté le 05 mai 2008 | Categorie: Article

Comment se faire des copains, de Dale Carnegie, est une référence que je conseil a tous. Ce livre a été écrit en 1936 et est depuislongtemps une reference dans le domaine du developpement personnel et de la communication. C’est rapide et plaisant à lire, il n’y a pas de raison de s’en priver.

Au travers d’anecdotes recueillis lors de ces interactions professionnels et dans la vie des grands de ce monde (Enfin, les grands de 1936), Dale Carnegie démontre à quel point l’attention que l’on porte à son environnement et aux autres est primordiale. Il s’agit du “Aware” de Jean-Claude V., mais dans une version que l’on peut comprendre !

Le livre s’articule autour d’énumérations de principes de bases de communication. Ces principes, vous en connaissez certains, consciemment ou pas. Vous savez qu’ils sont importants. Dale Carnegie nous montre par l’exemple à quel point nous pouvons nous en servir. Il ramène des techniques de communications que certains apprennent à maitriser avec l’âge et l’expérience sur un terrain abordable à tous :

Faire en sorte que les gens vous apprécient :

  • Intéressez-vous à eux
  • Souriez
  • Rappelez-vous de leurs noms
  • Ecoutez, encouragez les à parler d’eux
  • Parlez de ce qui intéresse votre interlocuteur
  • Faites la personne en face de vous se sentir importante. Faites-le sincèrement.

Ce dernier point est notamment illustré par un exemple concret : Cet homme d’affaire qui avait tout simplement arrêté de travailler avec un autre parce que ce dernier avait traité une serveuse comme une moins que rien. L’attitude des puissants avec ceux qui sont au bas de l’échelle en dit long sur leur personnalité et leur valeur humaine (Par opposition a leur valeur en termes de business).

« Faites-le sincèrement » est une allusion au fait qu’il ne suffit pas de se comporter comme si vous considériez la personne en face de vous, mais qu’il faut aussi le croire. Il faut comprendre que la serveuse ou le cireur de chaussure ne valent pas forcement moins que nous en tant qu’homme et femme parce qu’ils valent moins en terme de compte en banque. La différence entre croyance et attitude est évoquée dans ma présentation sur la PNL, et « sonner faux » est l’expression utilisée quand quelqu’un prétend avoir tel ou tel comportement. C’est très dangereux et peut vous couter vos bonnes relations.

Enfin, Dale Carnegie ne s’adresse pas aux seuls hommes d’affaires négociants des contrats de plusieurs millions. « How to win friends and influence people » est un livre que je conseille à quiconque souhaitant comprendre les fondamentaux des relations avec les gens, et comment tourner des discussions/situations à votre avantage.

Vous pouvez vous procurer ce livre, pour très peu cher, chez Amazon.

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Poker: Money Management
Posté le 05 mai 2008 | Categorie: Article

mouvements_yeux_tn.jpgLa PNL, Programmation Neuro-Linguistique, désigne un ensemble de techniques de communications couvertes dans les années 70 aux Etats-Unis. couvertes parce que les chercheurs qui s’y sont intéressés ont étudiés les comportements de quelques un des meilleurs vendeurs de la région et ont extraits ce qu’ils avaient en commun.

La PNL se base sur une observation poussée du comportement de l’interlocuteur, et comprend deux grand axes:

  • Un être humain a (1) des croyances personnel, (2) un processus de pensé particulier, et (3) un moyen de s’exprimer bien a lui.
  • Nous pouvons influencer l’autre dans sa réflexion et sa prise de décision, en parlant d’une manière particulière, en adoptant une gestuelle appropriées, etc.

La PNL a pour postulat que nous avons tous un canal de communication préféré parmis ces trois:

  • Auditif
  • Visuel
  • Kinesthésique

Abordant également le changement personnel, la PNL peut être utilisée pour se changer soit môme, adopter de nouveaux comportements ou se débarrasser de certains.

Le document suivant “PNL et Persuasion”, aborde tous ces aspects et offre une perspective large et approfondie de la PNL et de ce qu’elle peut faire pour vous:

Cliquez-ici pour télécharger, gratuitement, “PNL et Persuasion”

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Poker: Money Management
Posté le 05 mai 2008 | Categorie: Article

Avoir un objectif est le meilleur moyen de l’atteindre. Un objectif donne une direction, un but. De la même manière qu’on ne peut pas manager ce que l’on ne mesure pas (le présent), on ne peut faire quoi que ce soit sans objectif clair (le futur).

Si vous ne savez pas ou vous allez, vous ne saurez pas quand vous y êtes. Ou encore, vous pourrez parfois avoir l’impression d’obtenir ce qu’il vous faut et vous rendre compte plus tard que ce n’est pas ce qui vous plait, et que vous avez perdu du temps et de l’énergie à la tache.

Que ce soit un projet, un voyage ou une tache toute bête, le meilleur moyen de prendre le bon chemin est de vous posez la question suivant :

« Quelle est ma destination finale, qu’est elle mon but ?»

Prenons un exemple simple. Si vous souhaitez vous enrichir, vous aurez bien plus de chances d’y parvenir si vous vous donnez un objectif précis : « En l’espace de 6 mois, je vais accumuler 15,000Euros sur mon compte » que celui-ci : « Je souhaite très bientôt m’enrichir et vivre convenablement ». Notez les deux composants de la prise d’objectif : L’amplitude et le temporel.

Se donner pour objectif d’accumuler 15,000Euros sans se donner une date revient à ne pas avoir d’objectif. En effet, il sera toujours temps de commencer à travailler sur cet objectif, vous n’aurez aucune pression, etc. Si vous ne vous sentez pas les moyens de vous mettre la pression à vous-même, et de respecter une échéance particulière si vous êtes le seul à la connaitre, alors faites comme de nombreuses personnes qui bloguent leur aventure. La pression de vos pairs qui vous observent via votre blog devrait être suffisante pour vous donner la motivation nécessaire à l’accomplissement de vos objectifs.

Ensuite, se donner un objectif trop bas ne sert à rien. Si votre objectif n’est pas un challenge et est trop simple, vous ne vous pousserez pas au delà de vos limites, et n’apprendrez pas de cette expérience.

Tous les gens qui ont réussis savaient très clairement ce qu’ils voulaient. Bill Gates, Steve Jobs, savaient avant même de commencer à travailler à quoi leur produit ressemblerait. Partant de la fin, ils ont facilement retracé le chemin qui les y conduisait. Un autre terme pour « quelqu’un qui a des objectifs » est « visionnaire ». Imaginer le futur différemment, être vecteur de changement et l’amélioration sont des qualités qui pourront vous servir dans votre vie personnelle comme professionnelle.

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Poker: Money Management
Posté le 05 mai 2008 | Categorie: Article

dressup3.jpg La culture française veut que les parents répètent à leurs enfants que l’apparence n’est rien, et que ce qui compte c’est ce qui est à l’intérieur. La générosité, le cœur, la personnalité. Certes, la qualité humaine ne se mesure pas à sa beauté, mais a ses mots et actes.
Quand ces enfants grandissent, ils prennent conscience de l’importance, également, de l’apparence. Plus spécialement, de la première impression. Sans pour autant condamner un individu qui ne se présente pas convenablement (Ainsi que papa et maman le disaient), celui qui est bien habillée et articule attirera leur sympathie immédiatement.
Vivant dans un pays étranger, les Etats-Unis, j’estime qu’un autre aspect de la culture française, c’est ce caractère inné pour la présentation. Les français s’habillent mieux que leurs confrères américains et accordent plus d’importance à leur apparence. Tous les français vivant à New York s’amusent de voir 1/3 des américains avec un pantalon bien trop court. Cela choque les français, pas les américains. C’est anecdotique, mais cela montre une certaine importance pour la présentation, paradoxalement à ce qui est évoqué plus haut.

Prenons l’équation dans l’autre sens. La première impression que vous donnerais à votre interlocuteur aura une incidence directe sur la relation que vous entretiendrais avec lui/elle. Attention, il s’agit belle et bien d’une première impression, et avec le temps, tout cela s’efface au profit d’une mise en valeur de la personnalité. Si quand vous commencez dans une nouvelle entreprise les gens vous jugent par votre apparence et votre démarche, après quelques semaines, ils vous connaissent mieux et sont à même de savoir qui vous êtes vraiment.
Au contraire, dans le cadre d’un entretien d’embauche, cette première impression sera la seule et unique que la personne en face de vous aura jusqu’à sa prise de décision. Quel que soit la qualité de votre CV ou de votre discours, cette personne aura cette image de vous grave en tête. La manière dont vous lui aurait serre la main jouera sur son appréciation.
Au regard de l’importance de la première impression, voici quelques astuces et conseils pour montrer le meilleur de vous-même :

dressup1.jpg 1. Habillez-vous correctement
Gardez en tête que pour tout type d’événement ou presque, il vaut mieux être trop bien habillé que pas assez. Si le jour d’un entretien avec un potentiel futur employé vous êtes mal rasé, la chemise froissée et le jean troué, alors celui-ci pensera certainement que votre travail est aussi mal présenté que vous-même.
Habillez-vous en fonction du poste pour lequel vous postulez. Une banque et un cabinet de création graphique n’ont pas exactement les mêmes attentes en terme d’individus et du travail de celui-ci.
La règle d’or, à nouveau, c’est qu’il est bien plus inconfortable de ne pas être assez bien habille que d’être trop bien habille. J’ai déjà personnellement tombé la cravate alors que j’attendais dans une salle d’attente pour un entretien d’embauche. Je n’avais pas l’impression que ça serait approprié. Et en effet l’ambiance était relativement décontractée et je serais sûrement passe pour un pince-sans-rire un peu trop sérieux pour l’environnement de l’entreprise. Je n’ai pas eu le job, mais c’est une autre histoire…

2. Faites du sport (si si)
Les gens en bonne forme sont attirants. Si vous n’avez pas la forme ni les formes, considérez sérieusement commencer à faire du sport. Inscrivez-vous dans la salle la plus proche de chez vous ou de votre lieu de travail, et prenez le fait de commencer à faire du sport comme une life-changing experience (Par opposition à un régime ou une phase temporaire. Ceci pourrait être le sujet d’un autre article, mais se maintenir en forme se fait sur le long, très long terme, et ne doit pas être constitué d’opérations coup-de poing ne durant que quelques mois, semaines, ou jours). Je l’ai fait l’année dernière, et je me sens beaucoup mieux depuis que j’ai intégré le sport comme partie de ma vie. Il me reste à travailler sur mon alimentation, car elle aussi est une importante composante de l’équation de la bonne santé.

3. Parlez de manière appropriée
Adaptez un rythme posé. Travaillez sur vos intonations, trouvez les mots justes. Ce que vous dites est primordial. Comment vous le dites l’est également. Imaginez-vous parlant dans votre barbe, le volume de votre voix décroissant à mesure que vous vous approchez du point final de vos phrases. Tout ce que vous avez gagné en portant votre plus beau costume et en serrant la main de l’autre se trouve alors détruit.
Essayez de vous adapter au langage de l’autre. Il ou elle a certainement une manière particulière de parler. Que ce soit un rythme, un ton ou des expressions, si vous pouvez répliquer avec quelques composants de sa diction, la connexion sera beaucoup plus simple et rapide. Ne tournez pas cela a l’imitation non plus, il y a beaucoup qui n’apprécieraient pas !

4. Prêtez attention
Il n’y a rien de pire que de parler à quelqu’un qui ne porte visiblement aucun intérêt à ce que vous lui racontez. Quand on vous parle, regardez l’autre dans les yeux, hochéz de la tête et lancez un « d’accord » ou un « hmmmm » de temps en temps. Faites l’effort de comprendre et d’analyser chaque mot qui vous est dit, cela travaillera sur l’impression et vous permettra de comprendre ce qui vous est dit. Vous serez alors capable de poser des questions intelligentes qui poussent les concepts plutôt que de les répéter. Un entretien d’embauche réussi, c’est en partie savoir rebondir sur ce qui vous est dit de manière intelligente.

handshack-picture.jpg 5. Serrez les mains
Certainement le plus simple, rapide et évident conseil de cet article. Une poignée de main vigoureuse et franche vous fera passer pour quelqu’un de … vigoureux et franc. Imaginez vous mentalement serrant la main de l’autre de manière intense, le sourire aux lèvres, la voir portée haute. C’est votre meilleur vous qui se présente alors. Vous avez d’ores et déjà imposé le fait que vous vous présenterais de front, ouvertement. Vous avec déjà injecté dans la pensé de la personne en face de vous que vous êtes le genre de personne qui fait avancer les choses. Volontaire, getting things done.

6. Utilisez le prénom de l’autre.
Enregistrez le nom de la personne à qui vous parlez. C’est la moindre des choses d’une part, et d’autre part s i vous l’utilisez pendant la conversation, vous faite montre d’estime pour l’interlocuteur. N’en faite pas trop non plus !
J’ai pris l’habitude, quand je croise des gens dans les couloirs de mon entreprise, de leur lancer un « Bonjour Jack » ou « Bonjour Ashley ». Ceci accompagné d’un sourire franc peut faire des miracles. Spécialement si vous vous rappelez du prénom d’un technicien ou de la personne qui vide les poubelles. Par ailleurs, il n’y a pas de fonction dans l’entreprise qui ne mérite pas une petite place dans votre cerveau pour un prénom. Appelez la réceptionniste par son prénom, dites lui bonjour le matin et parlez lui a la machine à café, et cela pourra vous servir plus tard quand vous aurez besoin qu’elle vous réserve une salle de réunion ou réceptionne un paquet pour vous.

dressup4.jpg 7. Retournez l’attention
Spécialement dans le cadre d’un entretien d’embauche, toute l’attention est porte sur vous. Il s’agit de montrer de ce dont vous êtes capables, de bien vous entendre avec tout le monde, etc.
On le sait les gens aiment beaucoup parler d’eux-mêmes. Vous pouvez avoir un rendez-vous avec quelqu’un, si cette personne parle 90% du temps, alors vous pouvez être sur qu’elle à passe un bon moment. Posez des questions, outre vous fournir des informations supplémentaires, permet de faire parler la personne en face et la pousse naturellement à apprécier le moment. Quelques exemples de questions, pour un entretien d’embauche, seraient :

  • Comment avez-vous commencé chez « XYZ » ?
  • Qu’est ce qui vous plait dans le fait de travailler ici ?

Voila donc tous les conseils que j’ai à vous donner sur la première impression. En avez-vous d’autres ?

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Poker: Money Management
Posté le 05 mai 2008 | Categorie: Article

decision-making.jpgTravaillant dans le support informatique pour des utilisateurs particulièrement demandeurs, mon métier est de résoudre toute sorte de problèmes complexes efficacement et rapidement.

La connaissance du système que je supporte et des technologies sur lesquelles celui-ci repose est un pré requis indispensable et immuable. Je connais le système que je maintiens et/ou vais le connaître de mieux en mieux, c’est certain. Tous mes collègues vont le connaître de mieux en mieux également. Un point sur lequel je peux faire la différence est la méthodologie que j’utilise pour résoudre les problèmes de mes clients. L’avantage d’avoir une méthode est que ça ne s’apprend pas. Ça se sait. (Plutôt: Le processus d’apprentissage d’une méthode de la sorte est bien moins lourd que le processus d’apprentissage de la technologie/application/système à supporter)

Mon colocataire fait le même métier que moi (Pour une autre société), et me disait à quel point son manager était martial. Lors de problèmes, celui-ci pose des questions bien ciblées qui permettent à toute l’équipe d’avancer, dans le même sens, vers leur résolution.

Ceci m’a amène à me poser certaines questions sur mes propres méthodes. Est-ce que je peux me targuer de telles procédures ? Pourquoi ai-je l’impression quand j’entends ça que je suis brouillon dans mon travail et pas assez structuré ? Est-ce que je pourrais changer et systématiser ce que je fais ? Est-ce qu’une méthode, un approche systématique serait un émulateur efficace de savoir-faire, voir même d’intelligence?

La systématisation / standardisation à outrance n’est sûrement pas l’idéal pour la créativité et l’innovation, mettant tout dans des boites pré formatées. J’ai souvent entendu dire ici aux États-Unis que l’une des valeurs ajoutées des français sur les américains est leur capacité à remettre les choses en question et explorer d’autre chemin pour atteindre leurs objectifs. Là ou les américains aiment suivrent des routes toutes tracées et se posent un minimum de questions (bonne productivité sur des taches répétitives), les français n’aiment pas trop les méthodes trop stricts (et du même coup réagissent mieux devant des problèmes nouveaux)

La réponse aux questions que je me pose plus haut est la suivante: Si je n’ai pas connaissance de mes propres méthodes de travail, j’en ai quand même quelques-unes à mon actif. Si je n’ai pas conscience de procéder de manière un peu organisée, c’est parce que je ne me suis jamais posé la question des différentes étapes de mes processus de résolution de problèmes. Mais nous développons tous, à l’instinct, des méthodes de pensée. Des cheminements intellectuelles, des raccourcis, ayant pour but la résolution d’un type de problème / projet. C’est ce qu’on appelle l’expérience.

J’aime souvent dire que résoudre un problème consiste à se poser les bonnes questions. Sous-entendu, si on se pose les bonnes questions, on trouve les bonnes réponses. Il y a l’idée ici d’explorer tous les chemins possibles. Structurer notre pensée via des questions systématiques dont on sait qu’elles vont nous aider à envisager toutes les options et tous les potentiels problèmes, effets de bord qui pourraient pointer leur nez.

Cette structuration est très utile lorsque la connaissance d’un système n’est qu’approximative. Même les meilleurs experts, qui souvent connaissent suffisamment bien les systèmes pour résoudre les problèmes instantanément, éviteront bon nombre d’erreurs en mobilisant les méthodes qu’ils ont appris instinctivement.

Voici donc la réponse au tout, au n’importe quoi et surtout à « pourquoi est-ce que la terre tourne ? » - Mon petit moteur mental de décision à moi, utilisé dans le cadre de la résolution de problème :

1. Quelle est la situation ? (A)
Constatation des dégâts, identifications des difficultés rencontrées par les utilisateurs ou le système.

2. Qu’est ce que je veux que la situation soit ? (B)
Bien souvent, il s’agit de l’état du système avant que le problème ne se présente.

3. Quelles sont les étapes nécessaires pour passer de A à B (Xs) ?
Ces étapes ne sont pas forcements connus. Il s’agit de la résolution du problème en lui même. C’est généralement ce que vous recherchez … Mais on aurait tord de s’arrêter la, et de considérer le problème résolu à ce stade.

4. Quelle serait l’impact d’être dans la situation (B) ?
Ceci concerne l’incidence instantanée qu’aurait le fait d’être dans la situation (B). Nous mettons pour le moment de coté l’impact des étapes mentionnées plus haut. Attention, la situation (B) est déjà acceptée ici comme étant la direction que l’on va prendre. Si ça peut en être une conséquence, le but ici n’est pas de chercher des raisons de ne pas aller vers (B). Notre but ici est d’évoquer les effets de bords que (B) pourrait avoir. On pourra prendre les précautions nécessaires au préalable afin de minimiser les problèmes (retravailler les étapes (X))

5. Est-ce que passer par ces étapes me pose problème ? A l’environnement / aux autres équipes ?
Imaginer les problèmes potentiels du passage par les étapes de (X)

6. Actions, plans, étapes, équipes mobilisées, ressources…
Mise en pratique de (X)

Rien de bien sorcier. Cette illustration est une méthode qui m’est propre, que j’utilise subconsciemment. Il n’y a pas besoin d’être expert pour la mettre en œuvre, ou de connaître le système parfaitement, et c’est là son point fort. Enfin, parce que simple est exprimée via des concepts peu compliques, elle est facile a appliquer a de nouveaux problèmes, ce qui fait son intérêt.

Notez que cette méthode précise peut-être plus largement utilisée dans le cadre de management du changement, que l’on abordera peut-être dans un prochain article.

UPDATE (20080314): Je vous conseil de lire ce tres bon article.

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Poker: Money Management
Posté le 05 mai 2008 | Categorie: Article

Je joue au poker en ligne assez régulièrement, et je dois admettre que la plupart du temps, je perds. Je joue le plus souvent au Texas Hold’em, en cash games, sur des tables allant de 5c/10c a 50c/1$. Je gagne régulièrement, mais il arrive toujours un moment ou mon compte affiche $0. Je ne sais pas exactement quel est le pattern de mes pertes, et ne fait pas d’analyse approfondie de mon jeu.

Comme disait je-ne-sais-qui, on ne peut manager que ce qu’on peut mesurer.

pokeracademyprospector.jpg

Si je pouvais savoir quand je gagne de l’argent, dans quelle mesure, dans quel type de jeux, etc. alors je pourrais facilement me concentrer sur ce qui me rapporte de l’argent et essayer d’améliorer, prudemment, les quelques domaines dans lesquels je ne fait pas très fort.

Jusqu’à il y a quelques jours, je savais simplement que je gagnais la plupart du temps, mais que je perdais gros sur certaines mains. La plupart du temps, je prends de bonnes petites décisions, mais c’est toujours sur de grosses que je perds. Classique me direz vous. Je ne suis sûrement pas le seul joueur de poker à avoir ce problème.

J’ai installé un logiciel appelé Poker Prospector, qui, se basant sur les logs de mes parties, analyse ces dernières, et produit tout un tas d’informations intéressantes. Les types de jeux, mon comportement sur la table, le comportement des autres joueurs, sont autant de données récoltées et analysées. Par exemple, si un adversaire raise massivement, j’aimerais savoir si c’est un joueur agressif à la base ou si c’est un joueur plutôt passif qui a une grosse main. Jouant sur plusieurs tables à la fois, je ne peux pas avoir acquis cette information en observant le jeu de mes adversaires. Un coup d’œil à Poker Prospector m’aide à identifier le style de jeu de la personne en face et à adapter mon propre comportement.

Revenons à mon problème. Je gagne de l’argent, mais je le perds sur de grosses mains. J’ai pu rejouer certaines de mes mains (En les classant par la somme d’argent perdus à chaque fois, j’ai pu identifier les mains les plus coûteuses des quelques milliers qui sont enregistrées dans le logiciel). J’ai compris que je lisais parfois mal le flop quand j’avais une grosse paire servie ou un brelan. A quoi bon avoir un brelan d’As si votre adversaire a une couleur ? J’ai également compris que je gagnerais à être un peu plus agressif pre-flop. De nombreux adversaires qui m’ont battus aurait sûrement couches leur main si j’avais raisé avant même de voir le flop avec ma paire de Rois ou d’As.

pokeracademyprospector2.jpgLe plus important, j’utilise Poker Prospector pendant mes phases de jeux: Monitorer mes gains en temps réel m’a permis d’apprendre à les protéger. Je sais directement que si je perds une grosse main en particulier, alors je vais perdre quelques heures de travail à la table. Je peux quantifier ma perte potentielle relativement à ce que je viens de gagner.

Ce qui manque: Une analyse de mon jeu un peu plus poussée. Poker Prospector est riche en information, dont beaucoup que je ne comprends pas. Il aurait été facile pour les développeurs de rajouter une partie d’analyse automatique de mon jeu.

Poker Prospector est un logiciel bien utile que je conseille à quiconque souhaite améliorer son jeu et faire du poker en ligne une activité lucrative.


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Poker: Money Management
Posté le 05 mai 2008 | Categorie: Article

appraisalreview.jpgEn cette fin d’année 2007, les évaluations de fin d’années battent leur plein. Différentes techniques d’évaluation annuelles sont utilisées. Certaines font appels à tous les collègues avec qui vous avez interagit dans l’entreprise, d’autres se basent sur vos résultats. Des chiffres de ventes, le nombre de machines installées dans l’année, les performances des équipes dont vous avez la charge. Toutes ces métriques paraissent bien exactes et on peut penser ne pas pouvoir faire quoi que ce soit. Apres tout, l’année est écoulée, vous n’allez pas revenir en arrière et changer ce que vous avez fait ou non.

C’est faux. Lors de votre évaluation avec votre manager (Si vous n’en avez pas, demissionez !), que celle-ci dure 20 minutes ou 2 heures, vous avez encore une grande marge de manœuvre :

1. Préparer votre évaluation – Imaginez ce qui va vous être reproché, trouvez des explications possibles. Prenez quelques heures pour revenir sur ce que vous avez fait dans l’année. Vos projets les plus importants sont sûrement dans l’esprit de votre manager, mais si à cela vous pouvez rajouter quelques réalisations de l’année auxquels il ne pensera pas, vous pourrez sûrement l’impressionner.

2. Faire une liste de vos projets dans l’année – Dans la même optique que le point précèdent, j’enrichie tout le long de l’année un fichier Excel dans lequel j’archive mes projets et « major achievements ». Juste avant mon évaluation, j’imprime cette liste, et m’assure que chacun de ces points sont évoqués. Je construis le fichier dans l’optique de l’évaluation de fin d’année, j’y inclue donc tout ce qui a vraiment rendu service à mon entreprise. Cela comprend également ces quelques petits projets qui si ils ne constituent pas une charge de travail démesurée, ont permis d’améliorer la productivité de tout le groupe.

3. Discutez - Acceptez vos erreurs, et montrez que vous allez changer – L’évaluation c’est avant tout votre manager qui vous donne son opinion sur votre travail. Il est intellectuellement* obligé de vous donner quelques mauvais points, que vous pourrez prendre comme vos objectifs de l’année en terme de méthodes de travail (À distinguer de vos objectifs en terme de projet, taches, etc). Accepter franchement les critiques quand elles vous semblent justifier, argumenter si vous n’êtes pas d’accord. L’évaluation est une discussion ouvertes et il n’y a pas de raison que votre manager ne vous écoute pas et ne puisse pas changer d’opinion. Prenez du recul, analysez la critique, et donner un feedback neutre et intelligent autant que possible.

4. Evaluation comme définition de vos objectifs – Un de mes collègues au travail est très performant. Tout le monde l’apprécie beaucoup, il est intelligent, rapide, etc. L’année dernière, il lui a été reproché d’être trop souvent en retard le matin, et de ne pas rentrer les problèmes sur lesquels il travail dans le système de reporting. A part ces deux points, tout était parfait. Malheureusement pour lui, au court de cette année, il n’a pas réussi à améliorer ces deux points. Cela lui a été lourdement rappelé, et au lieu d’être classe dans la catégorie « Exceed Expectations », il a été classé en « Meet Exeptations ». Il n’a pas su, au cours de l’année, utiliser le feedback de son évaluation à sa juste valeur. Les évaluations sont une rare occasion de savoir ce qui ne va pas dans votre comportement (Ceci incluant bien sur des points dont vous n’avez même pas conscience), ce qui pourrait être amélioré. Utilisez ce feedback à sa juste valeur, et tout en préservant votre niveau de performance, travaillez à améliorer ces points. Gardez bien en tête ce que vous avez amélioré et rappelez le à votre manager lors de votre évaluation l’année suivante. C’est là que vous marquez des points…

appraisalreview43.jpg5. Parlez de ce qui ne va pas (Et de ce qui va bien, cas échéant) – Si votre manager fait bien son boulot, vous avez régulièrement des réunions « one-to-one » au cours desquelles vous avez l’occasion de vider votre sac. Ce qui ne va pas, ce qui va bien, ce que vous aimez dans votre boulot, vos ambitions dans l’entreprise sont autant de points à aborder également durant votre évaluation de fin d’année. Puisqu’il est l’heure d’évaluer l’année qui vient de s’écouler, pourquoi ne pas utiliser ce qui s’y est passé pour justifier que vous souhaitez évoluer dans l’entreprise dans une direction ou dans une autre ?

6. Votre manager n’est pas un deuxième papa (ou maman) – Vous rentrez dans le bureau de votre chef, vous vous asseyez à son signal, vous écoutez ce qu’il a à vous dire, vous acquiescez, vous buvez ses paroles. Vous êtes dans une très forte position de manager à managé. Il (elle) parle, et vous écoutez. Votre interaction se limite à ça, et c’est une erreur. Autant que vous le pouvez, mettez vous au niveau de votre manager. Montrez lui que vous comprenez les enjeux de son poste et de toute l’équipe. Prenez un peu de recul sur cette dernière. Donnez lui votre avis sur son équipe. En sommes, votre manager n’est pas forcement plus intelligent que vous: vous avez également des points de vues sur les sujets qui le concernent, et vous êtes prêt à les partager avec lui, à confronter votre vision contre celle de votre manager. Soyez la personne dans son équipe qui comprend ce que sont ses challenges. Devenez son confident, l’autre personne dans l’équipe qui comprend ce qui s’y passe. On pourrait s’étendre sur la relation mentor / disciple et comment l’utiliser à notre avantage - Peut-être une idée d’article prochain pour LeBlogDePlus.com ?

7. Les faits, rien que les faits – Justifiez tout ce que vous dites. Ne vous laissez pas envahir par votre envie de montrer que vous étés vraiment très fort. Si vous l’êtes, utilisez des faits tangibles que votre manager ne pourra pas réfuter. Vous seriez bien ridicule si votre manager détruit ce que vous lui dites.

Et le meilleur conseil de tous, soyez honnêtes, intelligents et prenez du recul !

 

*Il ne peut tout simplement pas vous affirmer que tout va pour le mieux. Si c’était le cas, vous seriez a sa place !

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Poker: Money Management
Posté le 05 mai 2008 | Categorie: Article

Dans cette série d’articles, nous explorons un certain nombre de points qui vous serviront à vous affuter, en tant que manager ou en tant que simple employé. Nous aborderons 10 sujets différents:

  1. Le langage du corps
  2. Atteindre ses objectifs
  3. Maintenir une bonne ambiance
  4. Se manager soi-même
  5. Booster sa productivité
  6. Gérer finance et budget
  7. Communiquer avec le client
  8. S’adapter au changement
  9. Résoudre des problèmes
  10. De Manager a Leader

dell.gifManager des gens, ce n’est pas uniquement s’assurer que le travail est fait. Pour être un vrai leader, il faut parfois aller plus loin que sa fonction.

10.1 Leader par l’exemple. Vous pouvez parler autant que vous voulez à votre équipe, mais le meilleur moyen de les convaincre est de les laisser suivre votre exemple. Un leader est un personnage que l’on admire pour ce qu’il fait ou sait faire. Montrer leur !

10.2 Mettez les mains dans le cambouis. Montrez à vos employés que vous n’êtes pas au-dessus des taches pénibles. Montrez-leur que quand nécessaire, vous faites vous mêmes certaines choses dont vous pourriez vous protéger du fait de votre position de manager. Descendez de votre tour, et aller au contact.

gates.jpg10.3 Créez une différence pour vos employés. Ne soyez pas simplement un manager comme tous les autres. Agissez comme un modèle pour vos employés. Faites en sorte qu’ils vos admirent, et mimiquent ce que vous faites.

10.4 Gagnez leur confiance et leur respect. Il sera bien plus simple de diriger votre équipe si vos décisions sont prises avec respect.

10.5 Soyez ouverts aux problèmes personnels. Les problèmes personnels de vos employés sont inévitables, et ont un impact direct sur la qualité de leur travail. En prenant bien soin de ne pas envahir leur vie privée, montrez que vous vous souciez d’eux, et cas échéant proposez votre aide ou une plus grande flexibilité dans les horaires afin de les aider.

10.6 Soyez uniques. N’essayez pas d’imiter d’autres managers. Votre position est différente de n’importe quelle autre, et en cela il vous faut vous exprimer vous-mêmes plutôt que d’essayer de rentrer dans des schémas de management près-établis.

10.7 Etique. Soyez honnête, constant dans vos relations au travail comme dans vos relations personnelles. Sur le long terme, gagner la confiance des gens qui vous entourent vous fera vous sentir en confiance vous-mêmes, et vous aurez plus de facilités à interagir avec eux.

jobs.jpg10.8 Ecoutez. Soyez attentifs aux sources d’inspiration qui vous entourent. Elles peuvent venir de votre équipe. Ecoutez, accordez de l’importance à ce que vous disent les gens qui sont sur le terrain. Si une idée est bonne, que vous la sélectionné, alors prenez bien garde à ce que les lauriers tombent sur la bonne personne. Ne prenez pas toute l’exposition sur un projet qui se déroule bien ou sur une solution à un problème de l’entreprise.

10.9 Connaissez vos employés. N’apprenez pas juste leurs noms, renseignez vous sur leur background familiale, ce qu’ils aiment et n’aiment pas. Sans pour autant violer leur cercle privé, soyez au fait de l’environnement dans lequel vos employés évoluent quand ils ne sont pas au travail.

10.10 Soyez patient, constant. Il faut des années pour être vu comme un leader, il ne suffit que d’une mauvaise action pour tout perdre. Soyez constant dans votre attitude. Agissez en accord avec votre éthique, et non pas parce que vous voulez devenir leader. Sur le long terme, les autres sentiront invariablement que vous n’êtes pas vous-mêmes si vous ne faites que jouez le rôle du leader.

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Poker: Money Management
Posté le 05 mai 2008 | Categorie: Article

poker1882egansaloonburnsor-500.jpgLe poker est à la mode. Il y a deux types principaux de jeux de poker que vous pouvez organiser chez vous. Le tournoi et le « cash-game ».

Le but d’un tournoi est que tous les joueurs soient éliminés un par un avant de désigner un vainqueur. Dans le cadre d’un cash-game, les jetons représentent de l’argent et les joueurs sont libres de rentrer et sortir du jeu comme ils le veulent.

Nous nous intéresserons ici au tournoi et à tous les composants qui feront que vos invités passeront un bon moment. Je considère ici que vous connaissez déjà les règles du jeu (Peu importe la version du poker qui vous intéresse ici).

  1. Jetons

Les jetons se vendent par mallette. Il est conseillé, quelle que soit la mise de départ (le « buy-in »), de donner entre 800 et 10,000 « brouzoufs » en jetons. La répartition de ces jetons (leur valeur) doit être en accord avec la structure de blinds que vous déterminerez par la suite. Par exemple, pour le dernier tournoi que j’ai organise, j’ai donné aux joueurs :

- Rouge : 15 jetons

- Bleus : 10

- Verts : 5

- Noirs : 5

Ceci pour une valeur totale de 15×5 + 10×10 + 5×25 + 5×100 = 800

Chaque joueur, en début de jeu possédait 800 en valeurs de jetons.

Vous pouvez acheter vos jetons sur de nombreux sites webs : Ici, ici, ici, la, ou la-bas

Il en existe différents types. Certains sont en terre cuite, d’autres en plastique. Peu importe ce que vous choisissez, à partir du moment ou vous évitez les jetons en plastique pas très « authentiques » : http://www.kardwell.com/plastic.html

  1. Tables et chaises

andres-poker-tables.jpgVotre tournoi va probablement se poursuivre jusqu’à l’aube, vous avez donc tout intérêt à ce que vos joueurs soient confortablement installés. Je préfère éviter les jeux autour d’une table basse de salon, meilleur moyen de se casser le dos après quelques heures de jeux. Une table de cuisine ou de salle à manger fera très bien l’affaire. Si il vous manque des chaises, demandez à vos invités d’en ramener, ou encore, si vous pensez organiser des tournois régulièrement, achetez des chaises pliantes. Par exemple, Jeff de chez Ikea fait très bien l’affaire. De plus, Jeff est plus confortable que Terje !

Si vous ne souhaitez pas investir dans une vraie table de poker, ni dans un plateau pliant, je vous conseil d’utiliser un simple tapis, ou encore une nappe épaisse sur laquelle les cartes glisseront facilement. Ceci afin de protéger votre table, et d’éviter que les jetons ne soient projetés par rebonds interposés aux quatre coins de la pièce.

  1. Structure des Blinds

La structure des blinds va en grande partie déterminer la durée du tournoi. D’une part vous ne voulez pas que le tournoi soit sans fin, d’autre part vous ne voulez pas que tout le monde se fasse éliminer des le départ, ce qui frustrera vos convives.

Ce que j’aime faire, c’est quelques premiers niveaux assez bas de 40 minutes avant d’accélérer la montée des blinds (Certains de vos joueurs les plus puristes pourraient ne pas apprécier). Par exemple, pour reprendre l’exemple des 800 jetons de départ, je commencerait sûrement à 10/20 pour les 40 premières minutes, avant de monter à 20/40 pour 40 minutes à nouveau, puis 30/60, 50/100, etc par tranches de 20 ou 30 minutes. Ceci devrait permettre aux moins bons de s’amuser un minimum, et qui plus est aux retardataires de rejoindre la partie sans être en trop gros désavantages.

Gardez votre structure souple. N’hésitez pas à changer la durée d’une blind ou un autre paramètre de votre structure en cours de jeu. Le jeu peut partir dans une direction particulière qui impose une correction en cours de jeu. A nouveaux, certains puristes pourraient ne pas apprécier. Mais il ne s’agit pas ici de se laisser persuader par n’importe quelle short-stack d’attendre un peu plus avant de monter. Gardez en tête que quand bien même vous prenez part au jeu, vous êtes, en tant qu’organisateur du tournoi, la personne qui décide. Soyez ferme.

  1. Structure des gains

La structure des gains doit fonctionner ainsi : Le gagnant doit gagner beaucoup plus que tout le monde, et les joueurs les moins payés doivent tout juste être remboursés de leur investissement. Si vous organisez un jeu à 8 personnes, le premier devrait gagner 50% du pot, le second 38% et le troisième 12% (Approximativement sa mise de départ). A plus de 15 personnes, il serait bien de payer 4 personnes. 50%, 30%, 15% et 5% me parait être une structure appropriée.

Dans le cas où vous avez autorisez les rebuys, l’utilisation de pourcentages aide beaucoup.

  1. Boisson, nourriture

poker2.jpgLe mieux ici est sûrement de demander à tout le monde de ramener quelque chose à boire. Habituellement je demande aux gens de ramener des boissons en canettes ou bouteilles individuelles. C’est plus simple à gérer et à nettoyer. J’achète toujours un fond de roulement de base, soit une bière par personne et une canette de soda par personne. En plus de ce que ramènent les joueurs, vous ne serez pas à cours.

Concernant la nourriture, je fais toujours au plus rapide et plus propre. La pizza commandée pendant le tournoi fait très bien l’affaire et est toujours une bonne excuse pour faire une pause.

  1. Les logiciels pour vous aider

Si tout cela devient vraiment trop compliqué, alors vous pouvez vous aider de logiciels qui vont tout calculer à votre place. Les positionnement des joueurs, les blinds, les gains, etc. Mon préféré est The tournament director , qui intègre plus de fonctionnalités que ce dont vous aurez besoin. Il est même possible de créer une ligue de poker et donc de garder la trace des performances de vos joueurs. Ce sera certainement apprécié par vos invités et constituera un fil rouge qui poussera les gens à revenir.

  1. Les joueurs

poker.jpgTrouver des joueurs n’est généralement pas un problème. Néanmoins, je fais toujours en sorte de ne pas avoir plus de deux personnes que je ne connais pas venant jouer chez moi. Vous ne savez jamais sur qui vous tombez, et si il est vrai que les enjeux des parties du samedi soir à la maison n’en pousseront aucun a vous attaquer à main armée, vous ne souhaitez pas vous retrouver avec un inconnu alcoolisé chez vous en fin de soirée ou au petit matin.

Afin d’éviter de préparer un tournois de poker pour 8 personnes et de se retrouver avec des désistements de dernière minute qui pourraient handicaper le jeu, prévoyez des gens de réserves. Il y a de fortes chances que vous envoyez un email global à tous vos contacts en privilégiant les gens qui répondent les premiers. Si vous avez plus de gens intéressés que de places disponibles, n’hésitez pas à créer une liste d’attente et à prévenir les gens de cette liste quelques heures avant le jeu. Vous ferez un ou des heureux et vous vous assurerez d’avoir de l’action quoi qu’il arrive. Egalement, vous pouvez utiliser cette liste d’attente en essayant de la porter à 8 ou 9 afin de créer une deuxième table si vous avez assez de place chez vous.

 

Shuffle-up and deal !

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