
Jérôme Kerviel a essayé de dissimuler une activité illégale. Il a tenté de perdre l’énorme quantité d’argent qu’il avait gagné mais a trop bien fait et a fini par perdre $8 Milliards de dollars. Si fin 2007, il était allé voir son management pour leur expliquer qu’il avait gagné plus de 2 Milliards de dollars suite à des activités extrêmement risquées, il se serait d’abord fait limogé car c’était du très mauvais trading, mais la Société Générale l’aurait sûrement grassement payé afin qu’il n’en parle pas à l’extérieur. Ces gains auraient permis à la Société Générale d’afficher de très bons résultats, à l’image de la BNP Paribas.
Jérôme Kerviel est un bon exemple de ce que cacher, ne pas dire la vérité peut amener. Dire la vérité, personnellement et professionnellement, outre vous éviter de vous ronger les ongles, vous évitera des conséquences graves. Il est plus simple de réparer une erreur à son début qu’à sa fin, quand elle a pris une dimension incontrôlable.
Certes, quand on s’appelle Ford, et qu’on est l’arrière petit-fils de Henry Ford, le fabriquant de voitures, on n’a pas forcement besoin d’un salaire. Mais tout de même, ce que Bill Ford fait depuis quelques années est remarquable en terme de leadership:
Bill Ford est chairman de Ford, et il refuse d’être payé depuis 2005. La situation de Ford (la société) est catastrophique, et Bill préfère ne pas recevoir de salaire, ou alors le reverser à des charités.
Le leadership, c’est avant tout montrer l’exemple. Bill Ford induit ainsi à tous ses employés qu’il est dans le même bateau qu’eux, dans la même galère plutôt. Il refuse les privilèges que sa position de upper-management lui autorise, à savoir être grassement payé quels que soient les résultats de l’entreprise.
A notre niveau, nous pouvons également montrer à nos collaborateurs que nous assumons pleinement nos erreurs, que nous faisons front et en assumons les conséquences. Il y a une grande différence dans l’esprit des gens entre quelqu’un qui essaye de cacher une erreurs pour son propre bien, afin de ne pas perdre la face, et quelqu’un qui l’expose sans arrière pensé, afin de résoudre le problème le plus vite possible, pour le bien de l’entreprise.
Tezza, sur www.4evayoung.com, liste un certain nombre de chose qu’elle aurait aimé savoir étant plus jeune:
1. Ne portez pas tout votre attention sur la destination mais sur le chemin qui vous y mène.
2. Ne soyez pas trop dur avec vous même, vous faites de votre mieux.
3. Il est préférable d’être soit même que d’imiter quelqu’un d’autre.
4. Vous pouvez ne pas respecter les règles de temps en temps.
[…]
Je vous conseil la lecture de ces quelques points enrichissants …
[www.4evayoung.com]
“L’intelligence, c’est la faculté d’adaptation.”
Andre Gide
“Le management est le plus vieux des métiers et la plus récente des professions.”
Lawrence Lowell
“L’expérience prouve que les entreprises les plus performantes sont celles qui ont changé, en même temps, la technologie, le contenu du travail et les rapports sociaux internes.”
Antoine Riboud
“Une organisation ne maximise pas le profit en essayant de maximiser le profit, mais en servant ses clients.”
Henry Mintzberg
“Vous lisez un livre du début à la fin. Vous dirigez un business dans l’autre sens… Vous commencez à la fin et vous faites tout ce que vous devez faire pour y arriver.”
Harold Geneen
“Un manager vraiment bon ne se réveille pas le matin en se disant « aujourd’hui, je vais réduire les coûts », pas plus qu’il ne se réveille en décidant de respirer.”
Warren Buffet
Excellent article sur Palsambleu.fr. “La technique du silence” y est décrite. L’auteur de ce poste met le doigt sur une astuce de négociation / débat que beaucoup utilisent sans le savoir. Il s’agit de laisser votre interlocuteur construire son argumentation. Parfois celui-ci fera des erreurs de lui-même, parfois il verra juste, et dans les deux cas, vous aurez tout votre temps pour réfléchir a ce qui vient d’être dit.
Se taire est un moyen de contourner le si frustrant esprit d’escalier, et permet de mettre l’adversaire mal à l’aise, ce qui d’après l’article est la clé de la technique. Pour moi, c’est plutôt la réponse nette et efficace, ainsi que la présence charismatique qui font le travail de négociation pour vous. Mais en effet, si votre adversaire ne sait pas sur quel terrain jouer, si il ne sait pas ce que vous pensez de ce qu’il dit, alors il aura du mal à s’ajuster. Laisser le aller droit dans le mur.
Mon moment favoris pour me taire, c’est quand mon interlocuteur s’énerve face a moi, décrivant son point de vue avec beaucoup d’énergie, pensant que je pense différemment. Quel plaisir d’être capable de lui dire « Je suis complètement d’accord avec toi ». Désarçonné, la situation pointe du doigt à quel point il s’est énervé pour rien. Vous prenez ainsi le dessus dans la conversation.
Economiser ses mots, le moyen le plus rapide de construire son charisme.